La location d'un logement à titre de résidence principale relève d'une loi protectrice dont la plupart des dispositions sont d'ordre public : une clause contraire insérée dans un bail est réputée non écrite, même signée par les deux parties.
Le locataire peut partir à tout moment, sans motif, en respectant un préavis de trois mois. Ce préavis tombe à un mois en zone tendue, ainsi que dans plusieurs situations indépendantes du zonage : mutation, perte d'emploi, obtention d'un premier emploi, état de santé justifiant un changement de domicile, bénéficiaires de certaines aides sociales. Le congé se donne par lettre recommandée, par acte de commissaire de justice ou par remise en main propre contre récépissé.
Le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, avec un préavis de six mois pour un logement vide et de trois mois pour un meublé, et seulement pour trois motifs : reprise pour habiter, vente, ou motif légitime et sérieux. Le congé pour vente ouvre au locataire un droit de préemption. Des protections particulières existent au bénéfice des locataires âgés et modestes.
Il est plafonné à un mois de loyer hors charges pour un logement vide, deux mois pour un meublé. Sa restitution intervient dans un délai d'un mois lorsque l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, et de deux mois dans le cas contraire, les retenues devant être justifiées par des devis ou des factures. Passé ce délai, la somme due est majorée de dix pour cent du loyer mensuel par mois de retard entamé.